P.Y Deneault et Marie-Ève Huppé: un couple sur suspensions!

par Isa More
dans Profils de pilotes

Qui, de vous deux, parle le plus de VTT à la maison (rires)?
M.È.H
: Étonnamment, c’est notre fils Thomas qui en parle le plus!!! C’est sans arrêt! Je ne sais pas pourquoi d’ailleurs....
P.Y.D: Thomas en premier c'est sûr! Une vrai pie! Je dirai Marie en 2ème et moi en dernier. J'essaie de garder les projets pour moi parce que si j'en parle trop..., j'ai trois fois plus de mécanique à faire (pour toute la famille!).

Êtes-vous tombés dans le VTT quand vous étiez petits?
M.È.H
: Plutôt dans le motocross! J’ai commencé à l’âge de 6 ans je crois sur une Yamaha pw80. Mes parents sont propriétaires d’un commerce de vente de pièces de moto/VTT et j’ai deux frères, donc c’était tout à fait naturel pour moi cette passion des sports motorisés. J’ai arrêté à l’adolescence et j’ai recommencé une fois le secondaire terminé mais sur un VTT cette fois. Cette saison sera ma 11ième année de course.
P.Y.D: Oui et non. Mes parent sont passionnés par les chevaux. J'en ai déjà eu et j'ai déjà fait du cheval... Ce n'est pas ma passion à moi (rires)! Il y avait toujours un tracteur a gazon , un 3 roues ou un 4 roues autour de l'écurie et j'ai toujours eu accès à des bébelles à moteur pour m'amuser. Mon premier VTT était un Honda trx125 1985, ensuite un Forman 450es pour la trail. Et mon premier VTT sport était un Honda 400ex. Ma première course en 2002 fut sur le circuit MX de Ste-Julie (ouf, cela ne me rajeunit pas ça... 15ème année de course cette année). Et, depuis ce temps là, c'est toutes les fins de semaine! MX , SuperMotocross de Montreal, course sur glace, les 12h de Latuque, les 12h de Pont de Vaux en France, plusieurs Baja au Mexique, le Worcs à l'Ouest des USA, la FMSQ , le GNCC... À vrai dire, un peu tout et partout!

Marie-Ève, quelle est la plus grande force de pilotage de P.Y?
M.È.H
: Il est toujours capable de trouver les bonnes lignes sur un circuit. Pour moi, c’est plus ardu, j’ai beaucoup à apprendre de lui à ce niveau.

P.Y, quelle est celle de Marie-Ève?
P.Y.D
: Elle adore pratiquer et elle est toujours motivée à s’entraîner. Moi, j'ai juste l'impression que je me donne plus d'ouvrage lorsque l'on va pratiquer (mécanique à faire après).

Quelle course avez-vous le plus hâte de faire sur le circuit FMSQ à la prochaine saison 2016, et pourquoi?
M.È.H
: Je dirais Victoriaville, j’aime bien tout ce que Philippe Chaîné nous concocte car ça se rapproche beaucoup d’un tracé de GNCC. La Guadeloupe aussi est parmi mes pistes préférées.
P.Y.D: J'aime toutes les courses au calendrier 2016, mais j'ai une préférence pour les courses très rough (roches et obstacles). Alors, je dirai que j'ai hâte à Tring Jonction parce que nous n'y sommes pas allés l'été passé. J'adore Franklin lorsque l'on n'a pas besoin de tuba de plongée! Et j'ai toujours hâte à la Guadeloupe et Victoriaville parce que nous sommes très bien accueillis.

P.Y, au niveau de ta compagnie ELKA Suspensions, tu as du nouveau pour la prochaine saison?
P.Y.D
: Il y a toujours du nouveau. Je pense que c'est pour cette raison que j'ai autant de plaisir à me rendre au travail chaque jour et d'aider les gens qui roulent nos produits.

Marie-Ève, tu compétitionnes contre les gars au championnat, comment trouves-tu ça?
M.È.H
: J’ai eu une première moitié de saison difficile, multipliant les erreurs, ... Je crois que j’étais trop stressée pour bien gérer une course. J’avais tellement peur de ralentir les gars ou d’être « dans les jambes ». J’ai fini par rebâtir ma confiance, et foncer. (Merci, Martin Whitty pour ce que tu m’as fait réaliser J! ) Il faut dire que ma classe est la ligne de départ la plus nombreuse chez les vtt alors c’était très intimidant. Je n’ai que de bons mots pour les gars avec qui je course, ils sont merveilleux, toujours respectueux, réfléchis et on n’a vraiment beaucoup de plaisir ensemble, je ne pourrai pas demander mieux!!

P.Y, de quelle course de la dernière saison 2015 es-tu le plus fier?
P.Y.D
: Je dirai celle d'Octane Parc parce qu'elle est extrêmement difficile physiquement et je me suis battu toute la course pour garder ma première position. Mais je dois parler de la Guadeloupe parce que je n'ai pas gagné cette bataille, c'est Yan Larose qui a gagné, j'ai fini deuxième. Mais, j'ai gagné la guerre (rires), 4ème au championnat. Je suis autant fier lorsque c'est mon coéquipier qui gagne une course!

Vous nous représentez-bien aux courses du GNCC, y allant compétitionner régulièrement. Pouvez-vous nous décrire ce que vous allez chercher dans votre progression personnelle à courir aux États-Unis?
M.È.H
: Le calibre est vraiment très fort là-bas, mais ça permet de se comparer et de s’améliorer. Je me pratique à chercher les meilleures lignes dans les bois et aussi à dompter mon ennemie la plus redoutée: « la bouette »!!
P.Y.D: J'aime aller rouler là-bas parce j'ai beaucoup à apprendre encore, à chaque course que je fais, je me trouve des nouveaux objectifs et j'aime montrer a nos voisins américains qu'ils ne sont pas seuls sur la track! Temps et argent ne me permettent pas de participer à toutes leurs courses, mais mon but ultime est de faire un Top 20 overall là-bas... Peut-être en 2016!

Bonne fin d'hiver, on vous revoit au printemps les mordus!