Alexandre Gougeon: de retour des rounds 1 et 2 du GNCC!

par Isa More
dans Profils de pilotes

Alexandre, tu reviens de tes deux participations aux courses du GNCC aux États-Unis avec des résultats incroyables: 2ème en 4 temps A Lites au premier round en Floride à Palatka pour le Wild Boar et 3ème à Sparta en Georgie pour le Cannonball au deuxième round. C'est un bon boost pour ta confiance ça?
Oui, évidemment, ça fait du bien à la confiance obtenir des résultats comme ceux-ci, surtout si l'on tient compte du fait que je roulais avec mon nouveau Yamaha. Je suis satisfait de mes résultats et tout s'est bien déroulé!!

C'est quoi l'équivalent au Québec de la catégorie A-Lites?
La catégorie A-lites est similaire à la catégorie pro de la FMSQ.

L'événement du Wild Boar propose un terrain difficile avec des whoops sablonneux et des trous de boue noire, as-tu eu beaucoup de plaisir (rires)?
Oui, les deux premières heures ont été très plaisantes, mais aussi très intenses! Par contre, en milieu de course, mon camelback a brisé et j'ai manqué d'eau pour le restant de la course. Donc, mes deux derniers tours ont été un peu plus épuisants et j'ai eu de la difficulté à gérer mon énergie. Pour ce qui est du terrain, dû au nombre de coureurs, la piste devient vite maganée, mais le Wild Boar reste une très belle course!

Au Cannonball, tu as dû rouler sur des sentiers rapides, des sections plus serrées, des roches. Tu as eu de la misère?
Évidemment, je suis arrivé au Cannonball avec beaucoup plus d'heures de pratique sur ma Yamaha que la course précédente! J'étais aussi plus préparé que la fin de semaine du Wild Boar! Malgré le fait que la course nous offrait une variété de défis, il n'y a pas un endroit en particulier où j'ai eu plus de misère. J'ai su bien m'adapter au terrain. J'ai aimé la largeur de la piste et les multiples possibilités de lignes qu'on pouvait prendre pour éviter les lignes vraiment défoncées. Ça facilitait les dépassements!

Tu peux nous parler de comment tu t'es adapté à la technicité des terrains auxquels tu as eu affaire puisqu'en plus tu as changé de moto pour un Yamaha 250fx en 2016?
Pour ce qui est de la technicité des terrains, c'est assez similaire sauf que la piste se détruit beaucoup plus rapidement qu'ici! Pour ce qui est de la moto, je n'ai pas eu une grande adaptation puisque j'avais déjà essayé le bike en Floride à Noël. De plus, le moteur et les suspensions KYB revalvés par EVO suspensions sont complètement incroyables! Sans parler du "handling" des japonnais. Ça vire super bien!

Des courses de 3 heures 35 là-bas, mais comment tu fais (rires)? Pour gérer sa respiration et son endurance pendant des courses si longues, ton meilleur truc c'est quoi?
Pour la préparation, je m'hydrate toujours bien avant la course. De plus, je suis allé au gym tout l'hiver. Je dirais que le truc #1, c'est de choisir les bonnes lignes. C'est beaucoup moins "rough", donc beaucoup moins épuisant, ce qui me permet d'équilibrer mon énergie sur une course de 3 heures.

Tu t'es entraîné à Croom pendant une semaine avant de courser au GNCC. C'est quoi une journée type d'un expert à Croom? Est-ce ton endroit préféré pour te pratiquer aux États?
Effectivement, Croom est mon endroit préféré pour pratiquer. J'adore le sable et il n'en manque pas là-bas. Mon but lors de ma semaine de pratique était de faire le plus d'heures possibles de pratique dû au changement de couleur. Quand je n'avais pas de mécanique à faire le matin, j'en profitais pour aller jogger. Sinon c'est moto, moto, et encore moto.

Tes concurrents américains sont-il en train de se dire que les québécois commencent à représenter une vraie concurrence sur le terrain (rires)?
Probablement !! (Rires) La plupart des québécois qui participent au GNCC font de bons résultats.

Aux États-Unis, est-ce que le présentateur massacre ton nom en anglais quand il te nomme (rires)?
(Rires) C'est assez incroyable!!! Magané n'est même le mot, il disait: "Alexandré Gouguionne".

Ta mère Nancy Sylvain te suivait de près à la télévision et envoyait tes résultats sur Facebook, est-ce que c'est ta fan numéro 1?
Je crois que oui !!! (Rires) Et ma blonde aussi suivait mes résultats en "live" au travail !

D'ici la première course de la série FMSQ, comment tu te prépares?
Je continue de m’entraîner au gym jusqu'à ce que la neige fonde. D'ici la fin de semaine de Pâques, les conditions devraient nous permettre de rouler. À partir de ce moment, la roue est enclenchée. Je vais rouler plus qu'assez et commencer à rouler avec mon bike de course pour être sûr que je suis prêt et que mes bikes soient bien préparés pour l’endurocross et l’extrêmecross.

 

On est fiers de toi, bonne saison Alex!