Let's rock&race avec Luc Bédard!

par Isa More
dans Profils de pilotes

Luc, je ne crois pas que tu sois juste un week-end warrior si tu es assez fou de ton sport pour aller rider déguisé en Père-Noel un 24 décembre avec tes chums, ou bien pour partir faire un aller-retour afin de participer à la course de Steele Creek pour le troisième round du GNCC à Morganton en Caroline du Nord au début du mois d'avril. Comment expliquer cette passion impossible à assouvir?
La moto, c'est la liberté! Cette passion, c'est celle du deux roues. Tout à commencé par le vélo en étant enfant et cela a migré vers la moto avec l'âge et les distances à parcourir. Je faisais du sentier avec ma grosse double usage et je me suis fais un cadeau de fête pour mes 40 ans: j'ai acheté ma première enduro. Dès lors, la moto de route a pris le chemin du garage. Ce n'est qu'en sentier que l'on peut rouler encore libre. Même si les endroits pour rouler sont rares au Québec (note éditoriale).

Pour ceux qui se demandent comment on s'assure avec une bonne compagnie si on part rider aux États-Unis... Sur quels critères t'es tu basé pour faire ton choix d'assurance?
Pour mes 2 premières courses du GNCC, je n'étais pas assuré! Puis quelques personnes m'ont conté des histoires d'horreurs. Je suis donc assuré maintenant.
Ce n'est pas une mince affaire. Comme pour les sentiers, il n'y a pas une tonne d'assureurs qui offrent ce service. Donc, nous n'avons pas vraiment de choix. On prend ce qui est disponible. Dans mon cas, je suis assuré par la CIBC. Et heureux de n'avoir jamais eu de réclamation (rires)!

Tu reviens aussi de la première ronde (au Wild Boar, en Floride) et de la deuxième manche (au Cannonball, en Georgie) du GNCC. Tu as dit que les trails et les tracks sont superbes dans cette série. C'est juste beaucoup de racines et de bouette, non (rires)?
Deux superbes belles pistes, il y a plus que des racines et de la bouette, j'hais la bouette....

L'événement du Wild Boar 2015 a été reconnu comme l'une des meilleures courses en Floride de toute l'histoire du GNCC. Le terrain est ardu avec ses kilomètres d'épuisants whoops sablonneux et ses occasionnels trous de boue noire géants, as-tu eu beaucoup de plaisir (rires)?
Le Wild Boar, ouf! Ce n'était pas une piste facile, mais tout de même sans grande difficulté. Ce qui est difficile, c'est d'être rapide dans les whoops de 4 pieds en sable mou ou dans les palmettos. Pour les trous de boues, il faut faire attention pour choisir la bonne ligne, sinon... Plusieurs motos se sont enlisées jusqu'au siège!

Au Cannonball, le terrain t'offrait une variété de défis avec son sol brun argileux, ses zones sablonneuses et sa terre glaise rouge typique de la Georgie. Tu as eu le doit à tout: des sentiers rapides et coulants, des sections plus tights et même des roches. Dans quelles sections as-tu eu le plus de difficultés?
Le Cannonball est un des plus beaux circuits que j'ai fait! Probablement parcequ'il y avait de tout: Grass track, river crossing, single track, franchissement de mur, roches, racines, etc. La section qui m'a donné le plus de fil à retordre est le bûcher! Ouf! Section rapide dans le sable avec les souches et les billots et avec la fatigue de la course, ce n'était pas évident de garder le gaz ouvert!

Ton ami Mike Marcoux a fait un holeshot et une première place de podium au GNCC/Cannonball et une deuxième place au Wild Boar. Serait-il dangereux pour les américains d'avoir plus de québécois sur la gate (rires)?
Mike, l'animal, est un excellent rider! Je tiens à le remercier pour son temps et pour nous avoir fait découvrir Highlands Park en Georgie.
Il y a beaucoup de bon riders au Québec et c'est certain que ça relève la compétition. Dangereux? Je n'irais pas jusque-là mais c'est certain que les étrangers irritent un peu, surtout en XC1...

Tu en as profité pour aller voir le supercross à Daytona, en quoi le Bike Week de Daytona est un super road trip à faire?
Pour les amoureux de la moto, le BIKE Week, c'est le BIKE week! Il y a une foule d'activités: de la compétition pour tous les styles de moto: SX, dirt, superbike, des demo-ride, des shows, la plage... Et le freak show de la Main! Ce n'est plus les bike Week des années 90, mais il y a encore du fun à avoir.

Quels sont tes objectifs pour la série FMSQ 2016? À part rentrer en un seul morceau au travail le lundi matin?
Finir 1er! On y rêve tous un peu, mais j'aimerai bien faire mon premier podium en 2016! L'objectif est d'avoir du plaisir et de belles batailles avec mes rivaux.
L'an passé, j'ai eu de beaux moments de course avec Greg Belvedere et Robert Bergeron.

Rouler avec les vétérans de +40 ans, dans quel esprit se fait la série FMSQ?
Chez les amateurs 40+, il règne une belle ambiance de camaraderie.
De toute façon, tout le monde connait les enjeux. Les deux seules choses que l'on peut gagner est soit une facture ou si on est (mal)chanceux une fracture!

Bonne saison 2016 chez les vieux routards Luc Bédard!
Let's rock!