Jonathan Mainella: De retour de la WNYOA.

par Isa More
dans Profils de pilotes

Jonathan Mainella, tu es parti pour une fin de semaine de course aux USA avec Loic Léonard, tu me racontes un peu à quelle course vous avez participé et quelles ont été vos performances à tous les deux?
La course se faisait dans l'État de New York dans l'association WNYOA. C'est le même style de course que la FMSQ, mais en calibre américain.  Pour ma part, cela a été une vraiment bonne course avec quelques "bad-lucks". Au départ, j'ai réussi à être en avant mais à la moitié du premier tour, j'ai rencontré quelques intempéries, qui m'ont repoussé à la 20e position et après, j'ai du remonter pour finir à la septième place sur 46 pilotes en 250B (c'est la catégorie Junior aux USA). Pour Loic, son départ ne fut pas très foudroyant, mais avec constance et acharnement, il a réussi à remonter sur la troisième marche du podium avec plus de 25 pilotes!

Êtes-vous du genre ''je fais le voyage d'un trait'' en vous relayant ou bien vous faîtes des grands arrêts et prenez le temps de visiter en chemin (je crois connaître ta réponse, rires)?
(Rires) Bien, je pourrais dire que nos voyages se font quand même à la dernière minute, mais on essaie quand même de rendre ça le plus avantageux en essayant de pratiquer la veille de la course pour faire tous les réglages sur la moto (suspensions etc...).

Ce que vous adorez chez les américains quand vous coursez chez eux et qu'est-ce que vous supportez le moins?
J'adore le calibre des Américains et le style de courses qu'il nous offre car les courses sont beaucoup plus rapides et les pilotes sont beaucoup plus forts et agressifs, ce qui selon moi, nous rend beaucoup plus compétitifs quand on retourne aux courses au Québec! Je ne vois pas beaucoup d'inconvénient à courser aux États-Unis mis à part qu'avec tout le nombre de participants, des fois ça devient long pour s'inscrire (rires).

Tu m'as dit avoir pratiqué plus de 40 heures déjà aux courses aux USA avant même que ne commence officiellement la saison. D'après certaines recherches, un athlète a besoin d'approximativement 10, 000 heures de pratique dans son sport avant d'être considéré comme un expert. As-tu encore des croutes à manger (rires)?
Oui je crois que je dois manger un pain au complet (rires)! Mais je pense que même si tu es expert, tu as toujours besoin de pratiquer le plus possible.

As-tu des objectifs précis pour 2016? Quels sont tes défis?
Mon but premier est de remporter mon championnat bien sûr, je me suis investi énormément en allant rouler aux USA tout cet hiver et en mettant ma condition physique à son meilleur! Je suis bien parti avec deux podiums aux États-Unis en 2016. L'année dernière était une année d'adaptation avec ma nouvelle machine. Pour cette saison, je suis prêt !

On te voit souvent sur la ride avec Théo Lepley, Charles Tremblay, Antoine Brodeur. En quoi le côté social de ce sport est important pour vous les boys?
Bien, ce n'est pas juste des amis, tous les membres des courses qui sont proches de moi, c'est comme ma deuxième famille.

Loic Léonard est un multi-champion et tu as la chance de rider avec lui, quel est le meilleur conseil qu'il ait pu te donner jusqu'à présent?
Je pourrais dire que son meilleur conseil, c'est "être fluide et constant dans les virages et de ne pas barrer la roue arrière". Cela est un conseil parmi tant d'autres qu'il m'a donné! C'est celui-ci qui m'aide à atteindre un tout autre niveau.

Ta nouvelle machine de l'année dernière, tu nous la présentes?
Je roule en KTM 250 xc 2015. Mes suspensions sont refaites par Lucien de chez "EVO SUSPENSION". Je voudrais également en profiter pour remercier tous mes commanditaires et le monde qui m'aide: CIRCUIT MÉGAGLISSE, UNIVERS PERFORMANCE, UNIVERS BIO, GYM 100 LIMITES, LOIC LÉONARD, ALEXANDRE GOUGEON,JAKE MICHAUD, GABRIEL POTVIN et plein d'autres personnes, merci!

Qu'est ce qui est le plus important en endurocross?
Ce qui est important c'est de toujours passer le plus d'heures possibles en moto et de garder une très bonne condition physique et mentale.

Quels sont les plus grands sacrifices qu'il te faut faire pour assouvir ta passion?
J'ai dû arrêter ma carrière de footballeur pour avoir plus de temps à consacrer pour le conditionnement physique et à la pratique en moto. Je n'ai plus beaucoup de temps non plus pour aller voir les vieux amis et ma famille. Mais tout le monde me suit par les réseaux sociaux, donc je donne toujours mon 110 % pour me faire pardonner (rires)!

 MERCI JONATHAN!