Samuel Rousseau: en feu à Sainte-Véronique!

par Isa More
dans Profils de pilotes

Samuel Rousseau, à Sainte-Véronique, tout le monde était content de te voir offrir une belle lutte à Loic Léonard pendant la course des experts. Es-tu satisfait de ta performance?
Oui, très satisfait.  En effet, ça faisait un petit bout que je traînais de la patte, mais je me suis bien débrouillé à Sainte-Véronique.

Après ton arrêt au puits, on dirait que tu as graduellement perdu ton momentum sous la pluie, dans la boue. As-tu donné trop d'énergie au début de la course pour conserver ton ''beat''?
Non, j'avais encore de l'énergie mais j'ai perdu ma concentration.  Je suis tombé quelques fois les deux mains dans la boue et je faisais des mauvais choix de lignes. Par contre, j'ai été capable de me reprendre et de bien finir ma course malgré tout.
 
En parlant d'endurance, comment- tu fais pour la travailler hors des fins de semaine de compétition?
Je travaille (rires)! Non, sans blague, je fais du vélo de montagne, de route, du jogging, de la natation, tout ce que je peux faire, je le fais.
 
Comment va ta machine, ton Kawasaki? 
J'adore ma machine.  J'ai beaucoup de plaisir à rouler.  J'ai suffisamment de puissance (rires), mais elle aussi très maniable, contrairement à ce que les gens peuvent penser.
Quels ajustements avais-tu fait dessus pour la piste et les sentiers de Sainte-Véronique?
J'avais des suspensions assez dures pour la piste qui est très rapide et défoncée, en plus de la pluie et de la boue qui s'accumulent sur la moto.
 
Parmi tous les experts qui courent avec toi, lequel t'impressionne le plus et pour quelles raisons?
Je dirais que c'est Philippe Chainé qui m'impressionne beaucoup par sa passion. Il s'implique énormément dans la FMSQ, dans sa carrière, le fait qu'il fasse pratiquement tous les  GNCC, qu'il fasse les ISDE, la qualité des courses qu'il organise et la manière dont il s'occupe de ses commanditaires. Phil, c'est un vrai matelot (rires)!
 
Et dans la classe des Junior, quel coureur se fait le plus remarquer en ce moment d'après toi?
Antoine Brodeur se démarque beaucoup par son niveau par rapport à son âge et sa force de caractère. Je trouve qu'il est très fort mentalement malgré l'accident tragique qui est arrivé à sa sœur Marianne. Lâche pas Antoine!
 
C'est la course de Mont-Laurier la fin de semaine prochaine, quels conseils donnerais-tu aux pilotes moins experts pour leurs pneus et leurs suspensions?
Suspension plus souple et pneu plus tendre pour plus de traction dans les roches.
 
As-tu un programme d'entraînement (physique, alimentaire, pratique) pour optimiser tes performances lors des courses?
Je n'ai pas vraiment de programme, je travaille beaucoup donc c'est difficile de planifier à l'avance ce que je vais faire alors j'improvise toujours le soir entre mécanique et entrainement avec le temps qu'il me reste.
 
De toute ta carrière de pilote à la FMSQ, quelle est la chose la plus fantastique que tu as vécu?
Mon championnat intermédiaire, j'avais pratiquement gagné chaque course, excepté deux, et j'avais seulement 15 ans.
Qu'est-ce qui est plus dur:  la maçonnerie ou le motocross (rires)?
(Rires) Les deux ne sont pas faciles.  J'arrive aux courses fatigué de ma semaine de travail et d'entrainement, mais je dirais que les lundis matins quand le réveil-matin sonne à 4h30 am, je me rappelle de ma course du jour d'avant (rires). 
 
Bonne route Samuel! Listen to your guts and follow you heart!