Marc-Patrick Benoît: l'homme aux trois disciplines.

par Isa More
dans Profils de pilotes

-Mark-Patrick, cette année au championnat FMSQ 2017, tu courses dans toutes les catégories qu'offre l'association: quad ET sidexside le samedi et moto le dimanche.
Tu n'as pas de fond comme gars (rires)?

Comme je suis un athlète et que je suis en forme, personne ne peut m'arrêter, pas même ma femme. J'aime les défis et tant qu'à être sur place, je me gâte!

-En plus de tout ça, tu as deux enfants (dont un qui pilote et qui monte sur les podiums) et une femme qui roule aussi en sideXside! Comment t'organises-tu pour que tout soit prêt (ta mécanique, tes départs, tes repas, tes lavages, etc.!)?
La planification est en effet très importante. Pour la mécanique, lors du retour le dimanche, nous faisons la liste des réparations à effectuer. Après l'étape du nettoyage, j'attaque les ajustements et lâche des coups de téléphone à mes commanditaires. Etant donné que les courses sont espacées, ça nous laisse assez de temps pour tout compléter. Les départs sont toujours aux mêmes heures, alors on s'organise en conséquence. Comme je m'occupe de la mécanique, ma femme est en charge des repas. On garde ça simple et le menu dépend de notre horaire de la semaine précédente. On est une équipe.

-Tu nous prouves que 'Quand on veut, on peut'! Ça te prend quoi comme 'set-up' pour amener tout ça en partant d'où tu habites?
Nous avons du faire l'acquisition d'une remorque de 24 pieds pour tout faire entrer et l'avons converti en roulotte. On est au sec et avons tout ce dont nous avons besoin.

-Entre les trois types de véhicules, dis moi ce que tu préfères pour chacun d'entre eux et ce qui t'énerve le plus pour chacun d'entre eux (conduite? maintenance?)?
En VTT, ce que j'aime le plus, c'est l'adrénaline et le contrôle. Par contre, il y a beaucoup de bris mécaniques.
En moto, j'apprécie le défi de ne pas chuter et d'être plus fluide. Alors que les pertes de contrôle me donne des sueurs froides.
En side by side, le défoulement est total et c'est au fond tout le temps. Le nettoyage est toutefois un cauchemar. Dans tous les interstices, la saleté reste coincée.

MARCPATRICKBENOITENTREVUE2017

-Tu as toujours été un gars sportif, hyperactif, de défis. Faudra t'il que la FMSQ ouvre des courses à une quatrième discipline? Tu proposerais laquelle?
J'irais avec le trial. Étant un gars anciennement de vélo, j'apprécierais le défi et suis persuadé que ça donnerait un bon spectacle. Mais peu importe ce qu'elle serait, je l'essayerais sûrement!

-À part celle-là, quelle est la plus grosse folie que tu as faite dans ta vie?
J'en ai fait plusieurs, mais la plus folle qui me vient spontanément en tête est de me marier!! Sans farce, aussi participer à la Coupe du monde de décente de vélo en 2007 à Montery en Californie. J'avais terminé 50e sur 195 participants. Ça reste, à ce jour, ma meilleure performance sportive. J'ai pris de gros risques et j'ai repoussé mes limites.

-À Mont-Laurier, ta femme Aimie a gagné contre toi. Tu roulais avec le buggy rouge de Marc Robidoux. Ça se comporte comment ce petit engin?
C'est assez nerveux et sympathique à regarder rouler. C'est une machine super maniable et en même temps, il y a beaucoup ''d'under steer''. Le ratio poids/puissance est excellent.

-Tu as eu cependant un problème mécanique avec la machine en cours de course. Quelle est ta prochaine stratégie pour lui voler le podium à ta blonde?
Je dois m'occuper de faire un 'tune up' complet et rouler de façon constante. Étant donné qu'elle ne brise jamais rien sur sa machine, je n'ai pas le droit à l'erreur.

-Cette année, ta fille ne voulait plus courir du tout, et vous la laissez tranquille dans sa décision. Est-ce important pour toi de ne pas projeter tes rêves persos sur tes kids? De respecter leurs limites?
Je n'ai pas besoin d'eux pour réaliser mes rêves, je m'en occupe moi même. Il faut les encourager à persévérer dans ce qu'ils aiment tout en leur montrant que repousser ses limites est toujours gratifiant. On ne peut pas les forcer, il faut les guider en leur expliquant les conséquences de leur choix et espérer qu'ils ne changeront pas d'avis...

-Le lundi matin, tu vas vraiment travailler avec des courbatures partout ou la machine ne ressent pas la douleur, comme Rocky Balboa (rires)?
Je suis chanceux sur ce point car je n'ai pas eu de grandes blessures à ce jour.
Mon corps se remet assez rapidement et comme je travaille de nuit j'ai jusqu'à lundi soir!

 -As-tu des commanditaires pour t'aider à mettre tout ceci en oeuvre?
Oui nous en avons plusieurs: R4L, EVO racing suspension, Franklin cycles, Amsoil, Franklin motosport, Mylène Leclerc physiothérapie, la Quincaillerie Machabée, MGDM racing team et Bianca artiste de la beauté.

-Si tu gagnais au loto et n'aurais plus besoin de travailler. Que ferais-tu d'aussi fou?
Je changerais mon café racer pour une Ducati. J'achèterais un Maverick x3 pour faire les courses du GNCC.

-Ce que tu retiens de plus positif dans cette décision de TOUT essayer?
Il n'y a aucune limite à ce qu'on peut accomplir. Je m'améliore dans toutes les disciplines à chaque week-end et chacune d'entre elles me permet de me peaufiner en tant que pilote. De plus, cela m'offre l'occasion de créer des liens avec beaucoup de pilotes.

 -Si tu ne devais garder qu'une discipline, ce serait laquelle?
Difficile à dire, je dirais la moto parce que j'ai encore beaucoup de compétences à acquérir et à développer. Aussi parce que c'est moins d'entretien et moins cher.

-Tu entretiens la tradition de faire un petit BBQ chez toi après la course de Franklin et d'inviter tous tes meilleurs amis et leurs enfants autour du feu et de la bonne bouffe du coin comme les grillades, c'est important cette communauté de personnes qui partagent la passion des sports motorisés et qui s'entraident, s'apprécient, se niaisent et passent du bon temps ensemble? N'est-ce-pas ce qui nous restera comme souvenir au dernier souffle (rires)?
Ma famille et moi apprécions cet aspect et c'est pour cette raison que nous participons et que l'on veut en profiter au maximum!

Merci Marc-Pat!