Un 'rookie' chez les pros: Charles Sawyer Tremblay

par Isa More
dans Profils de pilotes

C'est ta première année chez les pros. Qu'est-ce qui est le plus difficile comme adaptation dans la cour des grands?
Honnêtement, la partie la plus difficile, c'est que j'avais l'habitude de gagner ou d’être sur le podium à chaque course et maintenant, je vis pour le top dix à chaque course, mais c’est une adaptation nécessaire.

Jusqu'à présent, es-tu content de tes résultats? Sens-tu que tu t'accroches et que tu t'améliores de course en course?
Oui, je te dirais que je suis quand même assez content de mes résultats. Mais évidemment, j’aimerais toujours mieux finir.

L'égo en prend un coup quand on change de catégorie et qu'on est plus dans le top 3 d'une année à l'autre. Vis-tu bien avec ta position à chaque course?
Je te dirais que ça dépend des courses. Si je trouve que je roule bien et que je m’amuse, le résultat me dérange moins. Mais quand la piste est moins à mon goût personnel et que j'ai une journée 'off ' et bien, comme on dit, l'égo en prend un coup (rires).

Quel est l'objectif d'un rookie chez les pros la première année?
L’objectif est de rouler avec du monde qui est plus vite pour s’améliorer et d'éventuellement de les dépasser.

 

Ton entrainement pour 2017 est-il différent que celui que tu faisais quand tu étais encore chez les Inter en 2016?
Je te dirais que c’est très similaire car les intermédiaires et les pros coursent le même nombre de temps, mais les pros ont beaucoup plus d’intensité au cours de leur course.

Tu te bats contre deux Jeremy(ie) sur le terrain (Daudelin et Lanthier). Est-ce que tu arrives à analyser leurs faiblesses arrivé à la cinquième manche?
Ça dépend toujours des pistes, on a tous nos faiblesses sur une section de la track. Il faut seulement apprendre c’est dans quelle section que toi tu es plus vite qu'eux!

Comment tu fais pour gérer cette intensité de plus depuis l'année dernière?
Personnellement, je me dis qu’il reste seulement 2-3 tours et si je lâche le pétrole durant ces dernier tours-là, tout l’effort que j’ai donné pendant deux heures n'aura servi à rien!

Tu as encore toute une équipe familiale auprès de toi dans les puits. Qu'est-ce qui est essentiel comme support pour être au niveau des autres pros?
Surtout une super mère qui me remplit le gaz et écrit sur les pit-boards, avec l’aide de Joel Jepley et de Lise Pouliot. Mais surtout un père qui me dit souvent qu'il va venir me rattraper avant chaque course pour me pousser (rires).

Quand c'est difficile pour le moral ou le physique pendant une course, tu penses à quoi pour te redonner un coup de fouet?
Je me dit que je ne veux pas que les premier inter me dépassent car ils sont sur le gaz cette année ces jeunes-là (rires)!

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Ton objectif pour 2017?
Mon objectif est d'améliorer ma position overall de l’an passé et de rouler avec les top 5 pro à chaque course.

Quel pilote dans ta catégorie t'inspire le plus?
Philippe Chainé, il n'arrête jamais de courser, de rouler et de sourire, il fait de très bonnes choses pour notre sport au Canada.

Tu es monté avec les Blouin, Potvin et Bédard cette année. Avez-vous échangé des commentaires pendant vos premières manches? Du genre: '' Je n'y arriverai jamais!'' ou ''C'est pas si pire que ça!'' (rires)?
Pas vraiment, mais je pense qu'on aurait tous dit que c’est un mélange entre 'j’y arriverai jamais et c’est pas si pire', tout dépendant de notre résultat après la course (rires). 

Toute ta famille part pour les ISDE en France ce mois-ci, mais toi tu es ''assigné à résidence'' pour tes études (rires). Que penses-tu de cette formidable aventure pour ton ami Théo Lepley, pour ton petit frère Andrew et pour ton père Patrick (qui connait déjà ça on s'entend!).  Et même pour ta mère Katia et ta soeur Catherine qui les accompagnent?
Je trouve que c’est une formidable aventure pour les trois! Mon père essaie de terminer son 5ieme Six Jours! En même temps, Theo et Andrew vont s’attaquer à leur premier. J’aurais bien aimé les joindre mais manquer 3 semaines d'école ne passe pas au conseil de maman (rires)! 

Bonne chance pour la suite Charles en tout cas, tu prends ça plutôt bien d'être un rookie chez les costauds!
Merci, je voudrais dire un gros merci à mes parents qui me donnent un énorme support depuis que j’ai commencé à courser. Un autre gros merci à Thierry Lacombe de chez Stadium Suspension et à Marco Généreux chez Moto Sport St-Césaire.

 **Crédit Photos: avec l'aimable autorisation d'Olivier Zoll (Charles dans la courbe à Franklin Motosport), de Juliette Libersan (portrait) et de Richard Séguin (Charles dans un saut à Franklin Motosport).