Jerry Mongrain, pas loin du prix citron cette saison-ci!

par Isa More
dans Profils de pilotes

Jerry Mongrain, tu as quasiment failli gagner le prix citron avec le lot de mésaventures qui te sont arrivées chez les Inter cette année. Allez fais-nous rire et raconte-nous tout ça!
En résumé, tout à commencé à la première course de l’année à Sainte-Véronique lorsque j’ai fendu mon moteur et que celui-ci s’est vidé de son huile après avoir heurté une roche. Ensuite, à la deuxième course à La Guadeloupe, après un solide premier tour, j’ai eu la chance d’avoir un .flat' à la fin de celui-ci, après un arrêt au puit pour changer de tube, je repars pour deux tours avant que mon rectificateur (c'est la pièce qui permet de recharger la batterie et de permettre à l’injecteur de fonctionner correctement) ne saute (rires). À Mont-Laurier, puisque le rectificateur était BO (back order), j’ai dû rouler avec la SX 125 de mon frère (David Mongrain) et j’ai eu le luxe de pouvoir lui donner,à son tour, des problèmes avec un joli flat après un tour seulement. Le reste de la saison fut un vrai calvaire... Pour dire, la seule course que j’ai pu enfin finir était Casselman avec le YZ 250X de mon bon vieux cousin (Zakary Mongrain) et encore là, mon résultat était médiocre (rires). Je crois bien qu’avec la saison de rêve que j’avais eu en 2017 chez les -17, les dieux du motocross n’étaient tout simplement pas avec moi cette année (rires).

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On dit bien que dans ce sport ''il faut s'amuser avant tout'', mais une série d'aventures comme celles-ci, ça déprime son homme. Comment as-tu fait pour passer à travers pour passer de course à course et finir ta saison avec un sourire?
Il faut dire qu'effectivement, cette saison m’a beaucoup brisé le cœur... Par contre, j’ai toujours essayé de plus rire de mes situations plutôt que de m’en plaindre. De plus, en passant de -17 à Inter, je savais que 2018 serait une année difficile pour moi et que celle-ci ne serait qu’une sorte de 'Warm Up' pour les saisons à venir. Comme le dirait le bon vieux Louis Mongrain (mon père), ce fut une saison tampon (rires).

Dans le sport, les performances et les titres sont la finalité de la pratique, mais parfois le processus est plus long qu'espéré. Autrement dit, il faut être patient (rires), n'est-ce-pas?
Absolument (rires). À l’âge de 17 ans, j’ai tout le temps devant moi pour atteindre mes objectifs et ce, que ce soit au motocross ou au hockey ou à l’école, peu importe! Parfois, certaines personnes ne comprennent pas certaines décisions que j’ai prises cette année, mais l’important n’est pas comment on se rend à son objectif, mais c’est de s’y rendre!

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Courir contre un top 5 très, très solide avec Filiatrault, Ayles, Goulet, Brodeur et Mainella, c'est très motivant. Est-ce que ça te pousse à dépasser tes limites?
Tu viens de toucher exactement l’une des raisons pourquoi je suis monté en Inter cette année (rires). En m’inscrivant inter, je voulais apprendre. Voir quelle est la vitesse, la technique, la constance, l’agressivité que les pilotes, qui sont à la porte de la catégorie pro, ont. Et je sais maintenant, quel sont les ajustements que je dois faire pour faire de bons résultats en 2019.

''Le sport est une école de vie''; que penses-tu de cette phrase?
Je suis tout à fait d’accord avec cette 'quote'! Dans le sport, il y a toutes sortes de gens, certains vont te supporter et d’autres voudront que tu échoues, mais le sport permet de faire face à des situations qui arriveront tôt ou tard dans la vie. Il suffit de faire preuve de résilience, de combativité et d’avoir un plan bien défini.

Combien d'heures sur les 'pegs' essaies-tu de mettre dans une saison?
Vu que j’alterne le hockey et le motocross, le budget pour les courses est grandement restreint (rires).Donc, l’hiver il n’y a pas de moto pour moi, mais je crois que ceci aide grandement à mon agressivité sur les pistes, ce qui est l’une de mes qualités comme pilote selon mon entourage. Mais en général, on vise 120 heures et plus sur la moto par année, mais en 2018, nous en avons fait moins de 50...

Tu vas faire quoi pendant l'hiver et quelles sont les nouveautés à annoncer pour toi pour la saison 2019?
Cet hiver, mes efforts vont surtout venir de mes entrainements. Felyx Darveau, de chez Darv Training, est un excellent motivateur pour moi et j’ai bien l’intention de devenir le pilote le plus en forme de la FMSQ (rires). Pour ce qui est de la moto, j’ai des offres de quelques concessionnaires pour la saison 2019, mais j’aime bien garder les surprises, à suivre!

Le sport est un moyen de communication fantastique, tant sur le plan individuel que collectif. Comment ton sport a un impact sur ta vie?
Le sport, c’est ma vie tout simplement. Je suis autant un mordu du motocross que du hockey. Avec le hockey, j’ai l’intention d’aller gagner ma vie en Europe et de faire ce sport que j’aime tant. Au motocross, c’est tout simplement difficile à expliquer ce sentiment quand tu es sur la ligne de départ à attendre que Rick (l'arbitre) lève le drapeau (rires).

Ta famille entière est dans les sports motorisés: ton père, tes frères, tes cousins... Raconte-nous vos soupers de Noel (rires)?
Oui. bien sûr, je suis un des petits gars FLM SPORT (rires). Je dirais que nos soupers se résument à nos anecdotes de courses et à l’actualité sur le hockey, puisque mon père est encore plus un mordu de hockey que de moto. En tout cas, cette année, je risque d’être le centre de l’attention (rires).

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On te voit faire du snowboard depuis les premières neiges de l'automne (sic!). As-tu un bon niveau?
Moi et le snowboard faisons deux (rires). Je suis plus un gars de ski, mais j’aime effectivement faire des sorties pour le plaisir avec Sébastien Charpentier qui lui faisait des compétitions de snowboardcross et avec Olivier Roy qui faisait du ski de bosse et d’autres amis afin de faire des vidéos cocasses (rires).

Merci Jerry!