Série Dame quadiste: Catherine Perras

par Isa More
dans Profils de pilotes

Catherine Perras, rien ne l'arrête! Ni les opérations, ni un bacc en droit, ni le travail à temps plein, ni les 13 autres pilotes de sa catégorie! Entrevue avec une Perras qui tient bien son volant! 

Catherine, je disais à Caroline Dupuis qui roule contre toi dans les Dames, qu'on est bien contents dans l’association de retrouver une catégorie féminine aussi vivante avec 14 pilotes. Que penses-tu de toute cette nouvelle gang dynamique?
Évidemment, plus on est sur la ligne, plus c'est le fun! Ça devient plus compétitif et ça fait sortir le meilleur de nous-même. En dame, on est une belle gang avec un bel esprit d'équipe et on est toujours contentes de voir du nouveau monde.

La Team Perras, c’est ton frère Simon et toi-même, sans oublier ton père Guy, qui s’implique aussi énormément dans votre progression à tous les deux. Fais nous découvrir cette équipe de choc!
C'est mon frère Simon qui nous a initié à ce sport, mon père et moi, mais ça n'a pas pris de temps avant qu'on attrape la piqûre comme lui! Il a complété sa troisième cette année dans les C avec des bonnes performances. Malheureusement, il a eu deux courses où il a eu quelques bad lucks et a donc fini 4e overall. Cependant, il monte quand même dans la catégorie B pour la saison 2019. Pour ma part, c'était ma première saison officielle. J'ai commencé en disant que je ne ferai que 2-3 courses dans l'année, mais finalement, je les ai toutes faites (rires). Je suis contente d'avoir fini 2e dans ma catégorie pour ma première année. Et puis nos parents, ils carburent de nous voir aussi passionnés. Mon père fait toujours nos préparatifs finaux pour s'assurer que nos bikes soient sur la coche pour les courses. Je ne sais pas ce que je ferais sans eux!

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Tu as roulé et bien performé toute la saison dernière, même après une opération. Es-tu aussi déterminée et endurante que ton père Guy Perras le dit (rires)?
J'ai été une grande sportive toute ma vie et je ne me suis jamais laissé piler sur les pieds, ce n'est pas à la FMSQ que ça va commencer (rires). Même si mon médecin me le déconseillait, j'ai pris un risque en coursant 20 jours après mon opération. Si je ne la faisais pas, je perdais mes chances de monter sur le podium à la fin de l'année, alors j'ai coursé quand même et finalement, je ne l'ai pas regretté car tout s'est très bien passé. Ce n'est pas une opération qui va m'arrêter, quand les cicatrices étaient fermées, moi j'étais prête (rires). Mon père a raison, mais on retient ça de lui (rires)!

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Quand as-tu commencé à rouler et qui a le plus de talent: Simon ou toi (rires)?
J'ai commencé à rouler il y a 2 ans, mais à compétitionner il y a 1 an seulement. Je taquine souvent mon frère en lui disant que j'ai des meilleurs résultats que lui, mais il est définitivement meilleur que moi (rires). J'aspire à être de son niveau un jour. Faut dire qu'il me donne des bons trucs, c'est un bon coach. Peut-être qu'on va un jour être dans la même catégorie, mais ça, ce sont mes projets à long terme.

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Es-tu encore avec Moto Saint-Césaire en Yamaha? Qu’est-ce que tu aimes le plus sur ta machine royale?
Oui, notre team est encore avec Saint-Césaire parce qu'ils nous donnent un service hors pair! C'est vraiment une référence autant pour les pièces, pour l'équipement que pour leur savoir-faire. On est très satisfaits et on ne change pas une recette gagnante. Sans eux, rien de tout ça ne serait possible. Ce que je préfère sur mon Yam, c'est la fiabilité. J'ai un vieux 450 de 2004, mais il part encore au quart de tour comme au jour 1 et j'ai rarement des problèmes de mécanique. Tu as beau mettre toutes les pièces les plus performantes, si ton bike n'est pas fiable, c'est frustrant.

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J'ai vu sur ton Facebook que tu étudies à l’UQAM, dans quel programme?
J'étudie en droit à temps plein, en même temps que de travailler à temps plein aussi, donc j'ai un horaire assez chargé disons!

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Tu t’entraînes combien de temps en pleine semaine et que fais-tu l’hiver pour ne pas trop en perdre?
Comme je disais, j'ai un horaire très chargé et je suis très rarement inactive. Déjà là, le fait de toujours être à la course entre mes engagements me garde active. Donc l'hiver, je n'ai pas vraiment de trou dans mon agenda pour bouger plus. Par contre, l'été, je cours tous les jours entre 5 et 10 km. J'ai une excellente endurance. Je travaille aussi mes abdos pour soutenir mon dos et je compte améliorer mes bras cette année.

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Ton chum Gabriel Valois fais des photographies des courses de quad comme amateur et il était aussi notre photographe officiel au banquet 2018. Es-tu sa modèle préférée (rires)?
(Rires) Oui, on est assez chanceux de l'avoir dans notre team parce que ses photos sont parfaites! On est toujours dans l'action, concentrés et elles sont retouchées à point. On le voit toujours courir partout, car il est prêt à tout pour nous donner les meilleures photos. Que ce soit dans le bois, dans le sable, dans le MX, couché dans la bouette, il est vraiment bon dans ce qu'il fait et d'ailleurs, il est très convoité par les quadistes (rires). C'est le fun que nos passions se rejoignent et soient compatibles.

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Te rappelles-tu du pourquoi tu as choisis de compétitionner?
J'ai toujours fait du sport dans ma vie, que ce soit le hockey, le flag-football, le crossfit... Et j'ai toujours été très compétitive et je carbure à l'adrénaline et à la performance. Quand j'ai acheté mon bike et que j'ai commencé à en faire, les pits de sable et les trails, ce n'était pas assez pour moi. Il me fallait plus, donc c'est pour ça que j'ai embarqué dans la grande famille de la FMSQ! Et je n'ai jamais regretté mon choix. L'association me permet de me dépasser.

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Quelle compétitrice trouves-tu la plus tough à battre?
Je n'ai eu la chance de l'affronter que quelque fois puisqu'elle s'est blessée au milieu de la saison, mais c'est Kate Bilodeau! Elle a beaucoup d'expérience et coupe très bien ses lignes pour t'empêcher de la dépasser. Elle réussit à me faire frustrer pendant la course, mais c'est de bonne guerre!

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Comment as-tu aimé ta saison 2018?
Comme première année de course, je suis assez satisfaite de mes performances. Il faut dire que je n'ai pas toujours eu la chance de mon côté. À la première course de Ste-Véronique, j'ai frappé un arbre au premier tour, et j'ai complètement arraché ma roue avant droite, donc je n'ai accumulé aucun point. Ensuite, à Mont-Laurier, j'ai eu des problèmes électriques et mon bike n'est tout simplement pas parti donc encore là, je n'ai pas comptabilisé de points. À St-Michel, ça faisait même pas 3 semaines que je m'étais fait opérer -donc la forme physique était moins au rendez-vous- et j'ai eu de la difficulté à terminer la course, mais ce sont mon père et mon frère qui m'ont poussés à le faire. Malgré ça, j'ai eu beaucoup de plaisir à me surpasser et je suis fière d'avoir toujours donné mon 110% tout au long de la saison.

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Tu t’attends à quoi pour 2019?
Pour 2019, je veux au moins finir toutes mes courses pour accumuler chaque précieux point, donc éviter les problèmes mécaniques ou électriques. Puisque j'ai fini 2e dans ma catégorie en 2018, évidemment j'aimerais m'améliorer et finir sur la première marche du podium. Je veux aussi garder ma compétitivité, car je crois que c'est une des raisons pourquoi je me démarque. Finalement, je compte aussi sur cette saison-ci pour m'améliorer techniquement et peut-être passer dans le C en 2020. J'ai toujours compétitionné dans des catégories mixtes dans les sports que je pratiquais avant donc j'aimerais faire pareil pour les années à venir.

Merci Catherine!