Juliette Libersan: le grand saut chez les femmes expertes.

par Isa More
dans Profils de pilotes

Juliette Libersan, ça y'est, c'est le grand saut chez les femmes pros cette année! Comment tu le sens (rires)?
Il était temps! J’ai passé de très belles années chez les dames intermédiaires, mais je crois qu’il était temps que je change de classe et que je me donne de nouveaux défis. ​La seule chose qui me fait peur est d’être sur la première ligne… Il n’y a pas d’essai/erreur quant au départ, tu crinques et c’est parti!

Ta sœur Margaux s'est lancée l'année dernière chez les pros et elle a survécu (rires). Qu'est-ce qu'elle en a dit de cette première année?
Je crois que ma sœur a trouvé que c’était un assez grand changement, passer de gagner presque toutes les courses en dame intermédiaire à finir presque en dernière position à quelques courses, c’est un grand changement de mentalité qui peut être difficile pour certaines personnes.

 À ton avis, qu'est-ce qui sera le plus difficile comme adaptation?
Le plus difficile pour moi sera de me pousser encore plus afin de réussir, je suis du genre à prendre ça relax mais cette année je devrai mettre plus d’efforts (et de vitesse (rires).

Et comment t'y prépares-tu?
Pour être honnête, je ne me pratique qu’une ou deux fois par semaine et c’est durant la fin de semaine puisque je travaille la semaine à Ottawa. Je n’ai donc pas vraiment l’opportunité de me pratiquer tant que ça. Mais mes endroits préférés sont à Cornwall chez le clan Robichaud, à St-Cuthbert et aux Chutes St-Philippe et aussi au Michigan durant l’été.

Qui est ton meilleur support moral dans ce sport?
Probablement mon père, puisque c’est lui qui a initié ma sœur et moi au sport lorsque nous étions toutes jeunes.

Tu roules combien d'heures par semaine pour t'améliorer?
Ça dépend à chaque semaine, ça peut aller de 2 heures à 10 heures, tout dépendant où je vais me pratiquer.

Tu roules avec une nouvelle machine BETA cette année? Raconte!
Cette année, je roule encore avec ma Beta 125 (qui va très bien en passant).

Décris-nous la conduite de ta nouvelle moto!
La conduite est très différente de mon ancienne moto, ma KTM 150 xc. Je trouve que c’est beaucoup plus pointu et précis que mon ancienne KTM. C’est complètement différent de ce à quoi j’étais habituée auparavant!

Combien de temps ça t'a pris pour t'adapter à elle?
Ça m’a pris un bon deux mois pour m’y habituer puisque j’ai eu beaucoup de difficultés avec mes suspensions au tout début. Elles n’étaient pas ajustées pour mon poids et ma grandeur alors mon père a tout arrangé et elle est désormais toute prête, proche de la perfection pour moi!

Quelle autre femme pro t'inspire vraiment à la FMSQ?
Je dirais que Véronique Chaîné est une pilote très inspirante pour moi car elle a un style très fluide quand elle roule, elle est très talentueuse.

Et quel pilote pro masculin trouves-tu vraiment talentueux?
Je trouve qu’ils sont tous très talentueux de différentes façons. Philippe Chaîné est très talentueux dans les sections plus difficiles (qui ressemblent aussi à son terrain à Victo). Loïc Léonard est tellement versatile qu'il est toujours aussi bon qu’il y a huit ans lorsqu’il a gagné son premier titre de champion du Québec. Quant à Alexandre Gougeon, si on parle de sable ou de MX, il est bien souvent sur une marche du podium. Finalement, si on parle de départs, Jake Michaud est vraiment une fusée à chacun de ses départs et c’est vraiment très impressionnant. Je peux donc dire que les pros masculins sont tous talentueux à leur manière et qu’ils sont impressionnants.

Es-tu du genre prête d'avance ou en train de coller ton kit déco la nuit d'avant la première course?
Définitivement en train de coller mon kit déco la nuit avant la première course!

À quel âge as-tu commencé à piloter une moto?
J’ai embarqué sur une moto pour la première fois quand je devais avoir 4 ans, mon père me tenait et me faisait avancer lentement. Pour ma première course d’endurocross, j’ai commencé à l’âge de 7 ans avec ma sœur et les sœurs Bareil.

Qui t'a amené à une course d'endurocross la première fois?
Mes parents, pour aller voir mon père faire des compétitions de course ou encore à des enduros.

La meilleure anecdote de ta carrière de pilote?
Il y en a trop pour que je puisse les raconter, toutes mes meilleures anecdotes comprennent Kristel (Krikri pour les intimes) et ma sœur puisque nous n’avons que du plaisir ensemble et que je ne pourrais demander mieux comme meilleures amies.

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Et la pire (rires)?
La pire est définitivement lorsque j’ai fait la Doré avec Kristel Robichaud et ma sœur et que nous sommes parties le matin à 8h et sommes revenues le soir à 8h….

Commanditaires à remercier?
J’aimerais remercier Duroy motosport, ainsi que Beta Canada pour l’acquisition de ma Beta et aussi mes parents qui rendent tout cela possible!

 

Merci Juliette!